Combien coûte vraiment un logiciel de courtage en 2026
La question revient dans toutes les discussions entre courtiers, et la réponse honnête est rarement le prix affiché. Un logiciel de courtage se paie sur trois lignes : l'abonnement, ce qu'il faut dépenser pour le rendre utilisable, et le temps qu'il continue de vous prendre une fois installé.
Ce que dit le marché
Les tarifs publics des solutions de courtage se situent aujourd'hui entre 69 et 299 € par mois et par utilisateur, selon les fonctions couvertes. L'écart ne s'explique pas seulement par la richesse fonctionnelle : il tient beaucoup au modèle de vente. Certains éditeurs facturent au module, d'autres au volume de contrats, d'autres encore réservent la tarification multi-compagnies à leurs paliers hauts.
Premier réflexe utile : ramenez toujours le prix au siège réellement utilisé. Un tarif « à partir de » qui suppose trois utilisateurs minimum n'est pas un tarif d'entrée pour un cabinet de deux personnes.
Les trois coûts qu'on oublie
1. Le paramétrage
C'est le poste le plus sous-estimé. Beaucoup d'outils arrivent vides : il faut déclarer ses produits, dessiner ses workflows, créer ses champs. Ce travail se facture en jours de prestation, ou se paie en soirées. Un logiciel qui connaît déjà les notions du métier, un client, un contrat, une échéance, un sinistre, un devoir de conseil, vous épargne cette phase entière.
2. La migration du portefeuille
Reprendre l'existant a un coût, surtout si vous venez d'un CRM généraliste ou d'un logiciel ancien dont l'export est pauvre. Demandez toujours, avant de signer, ce qui est inclus : l'import du portefeuille, la détection des doublons, le rattachement des contrats aux bons clients.
3. Le temps résiduel
C'est le coût invisible, et de loin le plus lourd. Si l'outil ne fait pas la tarification multi-compagnies, vous continuez d'ouvrir les extranets un par un. Si la fiche de devoir de conseil ne se génère pas, quelqu'un la rédige le soir. Ces heures ne figurent sur aucune facture, mais elles se paient.
Le calcul qui compte : divisez le coût annuel total, abonnement plus prestations, par le nombre de dossiers que vous traitez dans l'année. Un outil à 99 € qui vous fait gagner deux heures par dossier revient moins cher qu'un outil à 69 € qui ne change rien à votre journée.
Les bonnes questions avant de signer
- Le prix est-il par siège, par cabinet, ou indexé sur le volume de contrats ?
- La tarification multi-compagnies est-elle incluse ou réservée à un palier supérieur ?
- L'import du portefeuille est-il compris dans l'onboarding ?
- Y a-t-il un engagement de durée, et sous quel préavis peut-on partir ?
- Que deviennent mes données si je résilie, et sous quel format me sont-elles rendues ?
- Le tarif peut-il augmenter en cours de contrat, et selon quelles règles ?
Notre parti pris
AELIAM est à 47 € par mois et par siège pour les 50 premiers sièges, un tarif bloqué à vie et écrit dans nos conditions générales. Le tarif public passera ensuite à 125 €. Pas de palier caché : la tarification multi-compagnies, la conformité DDA, le CRM et la GED sont dans la même offre, et l'import du portefeuille fait partie de l'onboarding.
Ce n'est pas un prix d'appel, c'est un choix : nous préférons un tarif lisible et des retours de courtiers en activité à une grille en cinq paliers dont personne ne sait lequel le concerne.
Faites le calcul sur vos propres dossiers
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