Six extranets pour un seul devis
Un courtier qui veut comparer sérieusement une affaire ouvre les extranets de ses compagnies l'un après l'autre et saisit les mêmes informations autant de fois qu'il a de partenaires. C'est le geste le plus répété du métier, et probablement le moins discuté, parce qu'il paraît normal à force d'être quotidien.
Ce que coûte réellement la répétition
Le temps de saisie n'est que la partie visible. S'y ajoutent la connexion à chaque portail, les mots de passe qui expirent, les sessions qui se coupent au bout de quelques minutes d'inactivité, les formulaires qui se vident quand une étape échoue, et l'authentification à deux facteurs qui oblige à sortir son téléphone.
Le vrai coût n'est donc pas le temps, mais le seuil qu'il crée : à partir d'un certain nombre de portails, on cesse d'interroger tout le monde. On sollicite deux compagnies au lieu de cinq, et on choisit le moins cher parmi celles-là.
C'est un sujet de conformité, pas seulement de productivité. Le devoir de conseil suppose une comparaison proportionnée à l'offre disponible. Une consultation restreinte pour des raisons purement pratiques est difficile à justifier lors d'un contrôle, et surtout impossible à documenter après coup.
Les erreurs que la ressaisie fabrique
- Une valeur saisie différemment d'un portail à l'autre, et des tarifs qui deviennent incomparables sans qu'on le voie.
- Un antécédent de sinistre déclaré chez une compagnie et oublié chez une autre, ce qui fausse la comparaison et fragilise le dossier.
- Une date d'effet décalée d'un jour, qui change la prime sans qu'on comprenne pourquoi.
- Un devis obtenu puis perdu, parce qu'il vit dans l'extranet de la compagnie et nulle part dans le dossier client.
Le comparateur n'est pas la réponse
La tentation est de passer par un comparateur grand public. Mais un comparateur travaille sous ses propres accords de distribution, pas sous vos codes courtier : vous n'obtenez ni vos conditions négociées, ni votre commissionnement, et la relation client vous échappe en partie.
La bonne réponse consiste à garder ses propres codes et ses propres conventions, mais à cesser de saisir plusieurs fois : un formulaire unique qui interroge les compagnies en parallèle, sous votre identité de courtier.
Ce qui rend la mutualisation possible
- Un formulaire par produit, qui regroupe l'union des champs demandés par les compagnies, et non le plus petit dénominateur commun.
- Les réponses conservées dans le dossier client, pour que la comparaison reste consultable et opposable des mois plus tard.
- Les identifiants courtier stockés une fois, avec la gestion des expirations et des doubles facteurs.
- La trace de qui a été interrogé et de qui n'a pas répondu, qui constitue la preuve de la comparaison.
C'est le point de départ d'AELIAM : un formulaire unique qui interroge plusieurs compagnies sous vos propres codes, et qui range les réponses dans le dossier du client plutôt que dans l'extranet de l'assureur.
Un formulaire, plusieurs compagnies
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