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Décryptage

Logiciel de courtage gratuit : la réponse honnête

4 septembre 20266 min

Disons-le tout de suite : il n'existe pas de logiciel de courtage en assurance réellement gratuit et complet. Ce n'est pas une position commerciale, c'est une conséquence de ce que le métier exige. Reste à savoir ce que recouvrent les offres présentées comme gratuites, et ce qu'on peut légitimement faire sans payer.

Pourquoi le gratuit n'existe pas ici

Un logiciel de courtage doit héberger des données personnelles sensibles dans l'Union européenne, tracer le devoir de conseil au titre de la DDA, conserver les pièces pendant des années et se mettre à jour à chaque évolution réglementaire ou à chaque changement d'extranet compagnie. Ce sont des coûts récurrents, pas un investissement initial qu'on amortit.

Un éditeur qui offrirait tout cela gratuitement se rémunérerait ailleurs, et dans ce métier « ailleurs » signifie généralement sur vos données ou sur vos affaires. C'est précisément ce qu'un courtier ne peut pas se permettre.

Ce que « gratuit » veut dire en pratique

  • Un essai limité dans le temps, souvent 14 ou 30 jours, qui est une vraie bonne façon d'évaluer un outil.
  • Un CRM généraliste en version gratuite, type HubSpot ou Zoho : utilisable pour des contacts, mais qui ignore la notion de contrat, d'échéance, de garantie et de devoir de conseil.
  • Un outil offert par un grossiste ou une compagnie, gratuit parce qu'il vous rattache à son réseau : le prix est votre indépendance de placement.
  • Un tableur, qui reste la solution gratuite la plus honnête, et de loin la plus répandue.

Le tableur, sérieusement

Un tableau bien tenu n'est pas une solution honteuse. Il gère correctement une liste de clients, de contrats et d'échéances, et il se migre très bien le jour venu, à condition que les colonnes soient régulières.

Ses limites arrivent ailleurs : il ne conserve pas les pièces justificatives, ne produit pas de fiche de devoir de conseil datée, ne trace pas qui a modifié quoi, et ne prévient personne d'une échéance qui approche. Ce sont exactement les points sur lesquels un contrôle porte.

Le seul vrai risque du gratuit : ce n'est pas de mal travailler, c'est de ne pas pouvoir prouver qu'on a bien travaillé. Le conseil donné oralement et le tableau tenu à jour ne valent rien devant un contrôle s'il n'en reste aucune trace datée.

Comment poser la question autrement

La bonne question n'est pas « combien ça coûte » mais « à partir de quel volume le temps que j'y passe coûte plus cher que l'abonnement ». Une heure hebdomadaire récupérée sur de la saisie et de la recherche de pièces couvre déjà l'essentiel des abonnements du marché.

Le second critère, moins immédiat, est la réversibilité : un outil dont vous pouvez ressortir votre portefeuille à tout moment vous engage beaucoup moins qu'un outil gratuit dont vous ne pouvez rien extraire.

Notre position

AELIAM n'est pas gratuit et ne prétend pas l'être. L'essai se fait sans carte bancaire, sur vos propres dossiers, et vos données restent exportables : c'est la seule façon honnête de vérifier qu'un outil vous fait gagner plus qu'il ne vous coûte. Les tarifs sont publiés sur le site, sans devis préalable.

Essayez sans carte bancaire

Sur vos propres dossiers, et vos données restent exportables.